BIOGRAPHIE

Philippe B. Tristan est né l’année de sortie « D’à bout de souffle » de Jean-Luc Godard. Ce qui lui a certainement donné le goût des expériences en dehors des sentiers battus.

En dernière année de lycée il fait une fugue et s’en va, en autostop, dans le sud de l’Italie, en Calabre. Là il trouve un petit travail, apprend l’italien et lit beaucoup, surtout des livres sur la peinture qui est sa passion du moment. Après trois mois et demi il rentre en France, passe son baccalauréat en candidat libre qu’il aura au premier tour. Un certain tempérament s'est déjà défini...

Il entre ensuite à la faculté des lettres, en littérature française et comparée, à Besançon. En troisième année, il décide de partir travailler à l’étranger. Ce sera en Algérie où il sera professeur de français l'année scolaire 1984/85. Il rentre en France pour continuer ses études. Après le master 2 il s’inscrit en doctorat. C’est à cette période qu’il fonde la revue « Hetair », une revue littéraire et artistique qui publiera sept numéros semestriels. Il y publie poèmes et nouvelles, avec une vingtaine d’autres artistes, écrivains, photographes, peintres.

En 1989, il s'intéresse à la réalisation de films. Il travaille sur quelques tournages et s’inscrit aux cours du soir de l’école nationale Louis Lumière à Paris. Il vivra deux ans et demi à Paris où il montera son projet de court-métrage cinéma « Nuit d’un Sacre » (23mn-1991) avec la société Cristal Concept, le producteur Eric Naudin et le chef opérateur Georgy Lazarevski.

Après le film, il commence à réaliser des œuvres audiovisuelles. En 1995 se constitue autour de lui une structure de productions associative, « Productions du Capricorne », qui gère tout son travail. Cela lui permettra de développer ses projets photographiques, musicaux et audio-visuels.

En bref ce sera, entre 1995 et 2012 la réalisation d'une quarantaine de films institutionnels, deux documentaires longs-métrages ; une trentaine d'expositions en France, Russie, République tchèque ; trois CD enregistrés avec deux groupes différents ("Frontières", "Drako", "Transhumances") et près de 200 concerts donnés en France, en Suisse, en République tchèque et en Slovaquie.

En 2012, il part en Sibérie pour deux mois dans le but de réaliser un livre sur la région d’Altaï en Russie. Les "Carnets de Sibérie, région du kraï de l'Altaï" sont signés avec les productions du Sekoya et le livre sortira en décembre 2014. Ce sera une période charnière de son parcours, qui l'amène à vivre une partie de l'année en Russie. Dans cette période transitoire naît le scénario d’un film documentaire "Paris Moscou Express" pris en charge par la société de production Nomade TV, à Metz, qui, suite aux événements de 2014/2015 en Ukraine, ne trouvera pas d’acheteur sur les chaines de télévision française.

En septembre 2017 il obtient un permis de séjour en Russie et décide parallèlement de refaire un année d'études en France pour remettre à jour ses diplômes. Il obtient un master 2 de méthodologie du FLE, suite à quoi il commence à travailler à l'Alliance Française de Novossibirsk. A la fin de l'année il crée le site francaisensiberie.com qui sera le support de la nouvelle activité qu'il développe : l'accueil de touristes francophones en Sibérie.

La crise du Covid va interrompre son activité de tourisme réceptif en Altaï. La guerre en Ukraine va y mettre fin définitivement. En 2021 il décide de publier son roman « Blanches de Sibérie » et organise en France une série de conférences sur les thématiques du livre. 2022 sera l’année de la reconstitution d’un groupe musical, avec notamment l’écriture de nouvelles chansons et la traduction de chansons en Français.

Par la force des événements, son public est devenu essentiellement le public russe. La France et la Russie s’éloignent de plus en plus, au grand dam de ce créateur soutenant l’ouverture et les échanges mutuels sur le continent européen qui n’a, visiblement, aucune raison de se fracturer comme les événements menacent de le faire…